2026 est-il le bon moment pour investir en private equity ?

Par Mélanie Ravier

13 février 2026

Parmi les grands piliers de l’investissement qui peuvent être envisagés pour consolider son patrimoine, la branche du private equity n’est pas la plus simple à appréhender, car elle ne se repose pas uniquement sur votre bonne faculté de gestion, mais également sur de nombreux critères extérieurs : tension économique, impact et croissance de l’entreprise, contexte global politique et économique… Mais alors, est-ce que 2026 est le bon moment pour investir en private equity ? C’est la question sur laquelle nous nous penchons dans cet article !

 

Rappel du principe du private equity en quelques mots

Le private equity consiste à investir dans des entreprises non cotées, le plus souvent par l’intermédiaire de fonds spécialisés. Ces fonds prennent des participations dans des sociétés en développement, en transformation ou en transmission, avec un objectif clair : créer de la valeur sur plusieurs années avant de céder leur participation.

Contrairement aux marchés cotés, où les valorisations évoluent au gré des cycles boursiers, le private equity repose sur une logique opérationnelle. La performance dépend en grande partie de la qualité du management, des décisions stratégiques et de la capacité du fonds à accompagner l’entreprise dans ses phases de croissance.

Pour un investisseur patrimonial, ce type d’actif présente deux caractéristiques essentielles : un potentiel de rendement supérieur aux marchés traditionnels sur le long terme, mais aussi une liquidité limitée et un horizon d’investissement plus contraignant.

Mais peut-être vous demandez si 2026 est-il le bon moment pour investir en private equity ? RVR Patrimoine vous propose de se pencher sur l’historique du secteur pour évaluer les opportunités actuelles.

 

Bilan du private equity entre 2020 et 2025

L’euphorie post-Covid et les valorisations élevées

À la sortie de la crise sanitaire, les marchés financiers ont été soutenus par des politiques monétaires extrêmement accommodantes. Les taux d’intérêt proches de zéro ont facilité le financement des opérations de private equity. De ce fait, les fonds ont levé des montants importants et la concurrence pour acquérir des entreprises de qualité s’est intensifiée.

Cette situation a entraîné une hausse significative des valorisations. Les transactions se sont parfois réalisées à des multiples élevés, portées par une abondance de liquidités et des conditions de financement très favorables. Pour les investisseurs, la performance à court terme a pu être au rendez-vous, mais au prix de niveaux d’entrée exigeants.

 

Le choc des taux d’intérêt (2022–2024)

À partir de 2022, le contexte a radicalement changé. Face à l’inflation, les banques centrales ont relevé leurs taux directeurs, mettant fin à une décennie d’argent bon marché.

Pour le private equity, ce changement a eu plusieurs conséquences. Le coût de la dette a augmenté, ce qui a réduit l’effet de levier sur certaines opérations. Par extension, les transactions ont ralenti, les vendeurs et les acheteurs peinant à s’accorder sur de nouvelles valorisations. Dans certains segments, les multiples ont commencé à se normaliser.

 

2025 : un marché en phase de transition

L’année 2025 est une phase d’ajustement. Les marchés ne sont plus portés par l’euphorie des années post-Covid, mais les conditions se stabilisent progressivement. Les valorisations se normalisent, et les fonds les plus expérimentés retrouvent des opportunités d’investissement à des niveaux plus raisonnables.

Dans ce contexte, les nouveaux millésimes de fonds commencent à apparaître comme potentiellement plus attractifs que ceux lancés dans la période de valorisations élevées. L’environnement reste toutefois sélectif.

Mais alors, faut-il se lancer en private equity en 2026 ?

 

Mais alors, 2026 est-il le bon moment pour investir en private equity ?

Plutôt que de parler d’un « bon » ou d’un « mauvais » moment, il est plus juste d’évoquer un cycle. Le private equity fonctionne par cycles, et chaque période d’investissement produit des résultats différents selon le contexte économique.

Après plusieurs années de valorisations élevées puis un ajustement lié à la remontée des taux, 2026 pourrait s’inscrire dans une phase plus équilibrée. Les prix d’acquisition tendent à se normaliser et les gérants expérimentés disposent d’un terrain plus favorable pour sélectionner des entreprises à des conditions raisonnables.

Dans une perspective patrimoniale, investir dans un fonds en 2026 peut donc avoir du sens. Mais comme vous vous en doutez peut-être, l’enjeu n’est en réalité pas tant l’année d’entrée que la qualité du gérant, la stratégie retenue et la cohérence avec le reste du patrimoine.

 

Les risques à considérer avant d’investir en 2026

Si 2026 pourrait être le bon moment pour investir en private equity, nous ne pouvons que vous conseiller de conserver une certaine prudence. En effet, le private equity reste un investissement exigeant. L’illiquidité est une contrainte à ne pas négliger : les capitaux sont bloqués pendant plusieurs années, sans possibilité de sortie anticipée dans de bonnes conditions.

Le risque de sélection est également central. Tous les fonds ne se valent pas, et la dispersion de performance peut être significative. Le choix du gérant, de son historique et de sa stratégie doivent être soigneusement évalués.

Enfin, le contexte macroéconomique reste incertain. Une croissance plus faible ou des conditions de financement tendues peuvent peser sur certaines entreprises et, de ce fait, impacter très largement votre rendement.

Il faut donc adapter sa stratégie d’acquisition, mais également évaluer l’intérêt du private equity dans votre vision globale de l’investissement.

 

Quels types d’investissements en private equity privilégier en 2026 ?

Les stratégies défensives

Dans un environnement encore incertain, mieux vaut privilégier des stratégies plus résilientes. Les fonds positionnés sur des secteurs essentiels ou peu cycliques, ainsi que ceux qui privilégient des entreprises rentables et bien établies, offrent ainsi forcément une meilleure visibilité.

Ces approches, que l’on pourrait appeler défensives, mettent l’accent sur la solidité des modèles économiques plutôt que sur une croissance rapide mais fragile. Elles peuvent constituer un socle pertinent dans une allocation patrimoniale.

 

Les fonds de dette privée

La dette privée a gagné en visibilité avec la remontée des taux d’intérêt. Ces fonds financent des entreprises en échange d’un rendement régulier, supérieur à celui des obligations traditionnelles.

Dans un contexte de taux plus élevés, la dette privée peut offrir un profil rendement-risque intéressant, avec une volatilité plus faible que celle du capital-investissement. Elle peut ainsi compléter une allocation en private equity plus classique.

 

Adopter la stratégie adaptée à son profil avec RVR Patrimoine

Avec RVR Patrimoine, le private equity n’est jamais abordé comme une solution isolée. Il s’inscrit dans une stratégie patrimoniale globale, construite en fonction de votre profil d’investisseur, de vos objectifs et de votre horizon de placement.

Nous ne cherchons pas à saisir une opportunité supposée sur une année donnée, mais à construire avec vous une allocation cohérente, capable de traverser les cycles économiques. Le private equity peut y trouver sa place, à condition d’être intégré dans un cadre clair, avec un niveau de risque maîtrisé et une diversification adaptée.

Envie de profiter d’un accompagnement sur mesure et de nos conseils d’experts ? N’hésitez pas à nous contacter.

Foire Aux Questions

Pas nécessairement. Certains fonds sont aujourd’hui accessibles à des investisseurs patrimoniaux, sous réserve de disposer d’une capacité d’investissement adaptée et d’un horizon de placement long.

La plupart des fonds de private equity s’inscrivent dans une durée comprise entre huit et dix ans. Il s’agit d’un investissement de long terme, qui ne doit pas mobiliser des capitaux nécessaires à court ou moyen terme.

En théorie, il existe des marchés secondaires, mais les conditions de sortie peuvent être défavorables. Il est donc préférable d’investir uniquement des capitaux dont on n’aura pas besoin avant la fin du cycle d’investissement.

Ainsi, après une phase particulière de rééquilibrage du marché, il est aujourd’hui possible d’envisager le private equity dans son portefeuille d’investissements pour de nombreux profils, mais à condition de soigner l’acquisition et la sélection de l’entreprise. En ce sens, vous pouvez faire confiance à RVR Patrimoine pour vous aider à identifier les opportunités les plus pertinentes.

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